Les jeunes présentant un trouble du développement intellectuel possèdent-ils des connaissances en morphologie dérivationnelle ? Une piste prometteuse pour soutenir l’apprentissage de la lecture
DOI :
https://doi.org/10.37571/2025.0305Mots-clés :
morphologie dérivationnelle, connaissances morphologiques, trouble du développement intellectuelRésumé
L’objectif de cette recherche exploratoire est d’apporter des éléments sur les connaissances morphologiques dérivationnelles des personnes avec un trouble du développement intellectuel (TDI). Trois épreuves ont été retenues pour apprécier leurs connaissances : une tâche implicite de plausibilité lexicale, une tâche explicite d’identification d’intrus morphologique et une tâche explicite de production de néologismes. Ces épreuves ont été proposées à 15 jeunes (âge moyen : 17 ans et 5 mois) avec un TDI et leurs performances ont été comparées à celles de 15 enfants neurotypiques (âge moyen : 7 ans et 1 mois) de même niveau de lecture. Les analyses non paramétriques (Mann-Whitney) indiquent que les jeunes avec un trouble du développement intellectuel possèdent, à l’instar d’élèves de Cours Préparatoire, des connaissances dérivationnelles. En effet, ils choisissent préférentiellement l’item construit morphologiquement à la tâche de plausibilité lexicale, parviennent à identifier les intrus morphologiques dans plus de 60 % des cas et créent quelques dérivés à la tâche de production de néologismes. Enfin, les analyses de corrélations mettent en avant des liens entre les connaissances explicites et la littératie. Les implications pédagogiques potentielles seront discutées.
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